Documents 22 %, images 19,5 %, code 5,5 %, dépôts publics à 76 %. Ce que révèlent 1 053 dépôts certifiés sur 6 mois de données réelles du registre Copyright01.
Que protègent réellement les créateurs en ligne ? Les discours sur la protection des œuvres reposent presque toujours sur des impressions. Nous avons préféré regarder nos propres données. Voici ce que disent 1 053 dépôts certifiés sur Copyright01 entre le 1er février et le 6 août 2026.
Méthodologie
Les chiffres ci-dessous portent sur l'ensemble des dépôts certifiés sur la plateforme au cours des six premiers mois pleins de 2026, soit 1 053 dépôts. Les données sont agrégées et anonymisées, aucun dépôt individuel n'est identifiable. Les dépôts issus de migrations historiques sont exclus pour refléter l'usage réel actuel.
Le document d'abord, l'image juste derrière
| Type de création | Part des dépôts 2026 |
|---|---|
| Documents (PDF, contrats, dossiers) | 22,0 % |
| Images et photos | 19,5 % |
| Vidéos | 12,3 % |
| Audio et musique | 12,3 % |
| Sites web | 11,4 % |
| Textes et manuscrits | 9,6 % |
| Code source (fichiers + GitHub) | 5,5 % |
| Contenus sociaux (YouTube, Facebook, Instagram, TikTok, X) | 7,4 % |
Le trio de tête surprend. On imagine la protection de créations comme un réflexe d'artistes, photographes ou musiciens. En réalité, le premier usage est le document, un business plan avant un pitch, un dossier de conception avant un rendez-vous, un contrat, un mémoire. La preuve d'antériorité est d'abord un outil de prudence professionnelle.
L'image arrive juste derrière, portée par les photographes et les graphistes confrontés au vol le plus banal du web, la copie d'un visuel en un clic droit.
Audio et vidéo, un dépôt sur quatre
Cumulés, les dépôts audio et vidéo représentent 24,6 % du total. Les musiciens datent leurs maquettes avant de les faire écouter, les vidéastes protègent leurs contenus avant publication. Ce sont les deux populations les plus exposées à la réutilisation sans autorisation sur les plateformes.
Le code source, petite part, forte progression
Avec 5,5 % des dépôts (fichiers de code et repositories GitHub réunis), la protection du code reste une niche. C'est pourtant l'une des catégories les plus actives en volume de questions au support. L'écart entre la conscience du risque et le passage à l'acte reste important chez les développeurs, sans doute parce que le mythe du « git suffit » a la vie dure.
76 % des dépôts sont publics
C'est le chiffre le plus contre-intuitif du baromètre. Trois créateurs sur quatre choisissent de rendre leur dépôt visible dans le registre public, avec page de vérification accessible à tous. La logique est dissuasive, un dépôt public annonce à un copieur potentiel que la preuve existe. La confidentialité reste choisie pour les œuvres non publiées, manuscrits et maquettes en tête.
Un rythme régulier
Le registre a enregistré en moyenne 181 dépôts certifiés par mois entre mars et juillet 2026, avec un pic à 209 en mai. La plateforme a franchi le cap des 4 000 dépôts certifiés début août.
Ce qu'il faut en retenir
La preuve d'antériorité n'est plus un sujet de juristes. L'usage dominant est simple et professionnel, dater un document avant de le partager. Les créatifs suivent, image, musique, vidéo. Et la transparence l'emporte largement sur le secret, le registre public étant utilisé comme outil de dissuasion plus que comme simple coffre.
Ces données seront mises à jour dans une prochaine édition du baromètre. Si vous les citez, merci de mentionner la source avec un lien vers cet article.
Fondateur de BotCow, éditeur de Copyright01. Service gratuit de protection des droits d'auteur. Certificat PDF avec empreinte SHA-256, reconnu dans 181 pays.